me dejas sin respiro
muchacha marinera
cuando miras la mar
y no pierdes siquiera
en tu boca lejana
por un momento la gana
de beberte esa gota
que te volviò loca
cuando yo enloquecì
muchacha marinera
buscava en tu boca
la mar
gota a gota |
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algo se nos escapa
algo que se nos quiebra
entre las manos negras
las que tu llamas
amapolas
desde la tarde hasta la madrugada
crecen
en la ciudad encantada
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tus pasos no dejan huellas
el viento se los llevò
tus pasos de algodòn
ese dia que fué y no ha sido
por quien se ha ido
cada camino es estraño
mas que sueño
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Nuit avancée au vent
Ta maison résiste à l'assaut
De la ville restée sous les paupières
Je te suive décomposer chaque sens de ce que je connais
Quelque chose comme un contretemps
Quand je marche
Quelque chose comme les sillons de l'armure que je porte
Le courage et l'arrogance de jouer avec le fondu enchaîné
Ta langue de fer découpe mon corps en champ de bataille
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L’enfer de mercure ce sont tes lèvres sombres
L’enfer c’est ta peau de métal
L’enfer de sel
fait briller tes anches De pierre à feu
L’enfer c’est ta bouche fermée
La terre fermée sur la quelle tu marches
L’enfer comme ta main recourbée
Le bras comme perchoir
L’enfer comme dix doigts sur les lèvres
L’épine dorsal comme arbre mat
L’enfer par l’air tiède de ta langue
sèche mes pas qui ruissellent
L’enfer qui crépite de ta bouche muette
Me creuse la tête
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Dénoue mon corps à la hache
Arrache l'écorche que les années ont épaissi
Tranche les parties creuses
Et sur mes hanches rugueuses
Prends soin de tes mains
Les fleurs sombres
Cachent les épines lumineuses
Dénoue mon corps noueux
Qui a le don de prendre feu
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Ce que j'aime en toi
C'est le vertige
Qui voltige dans tes yeux avant la chute
élan de soufre
sous mes mais de silex
le feu qui s'empare des circuits des veines
un gouffre chaud
qui dissout
les nœuds du cœur
océan de mercure
secousse
qui nous relie à la terre salée
et à son bas ventre
tellurique |
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Ce que je connais
ton âme métallique la lueur
de la louve qui approche
dans une nuit sans étoiles
le regard desséché
et la peau recouverte d'écailles
l'odeur de l'orage
le vide
ancien pacte de poudre
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Si je me laisse emporter par tes mains de coquelicot
j'oubli la pesanteur de l'air
et la ville de plomb
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