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Irana
Anno 2100, Irana abita in una delle città dell'impero.
Gorgo è un agglomerato urbano sulle rive di un
antico corso d'acqua. Il tempo del passaggio è
arrivato all'improvviso, Irana è costretta a fuggire
da sé e vaga per la città alla ricerca di indizi che la
conducano sulla soglia.
Irana pensava che i circuiti del cuore potessero
essere ricostruiti con semplici fili di rame e qualche
grammo di mercurio; il problema era dosare il
minerale che sempre tendeva all'eccesso. Erano
necessari strumenti di precisione che non si
trovavano più nei cimiteri degli agglomerati perché
troppo preziosi. I circuiti del cuore erano questione
di micromisure e di nano nodi cosmici. Ma il principio
è semplice, si diceva: rame, mercurio e qualche
granello di sale; all'ombra del vento ottenere
qualche sequenza di fredda emozione.
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Streghe di periferia
Streghe di periferia è stato selezionato al concorso
"Schegge d'autore 2007" e sarà messo in scena a Roma 1, 2, 3 maggio
al teatro Tordinona.
è stato pubblicato nel volume del concorso premio san vitale
2006 tradizioni, traduzioni
Tre donne immigrate si incontrano al capezzale di un bambino
febbricitante in una casa modesta alla periferia di una grande
città. Antonietta, la madre, viene dalla campania, ed è disperata
per la situazione del figlio. Fatumata, la vicina, di origine
senegalese, si offre di curarlo con i riti del proprio paese e
coinvolge anche la sua amica Rosaria, cilena, che le raggiunge.
Rosalia propone un rimedio che le ha insegnato sua nonna e, tra
un chiacchiera e l’altra e un buon caffè, il bambino miracolosamente
migliora…
vai al testo integrale
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Irana
Deux heures#@ s'étaient écoulées. Elle n'ouvrit pas
la porte. Elle s'enfuit en descendant les escaliers
à toute vitesse.
Dehors l'obscurité humide de Gorgo avait gagné les
rues et ses habitants. Un fourmillement opaque de
corps, de roues, de tôles, de plastiques, de formes
de synthèse traversait l'air épaissi par les gaz
multicolores. Irana se laissa emporter par le gouffre
en mouvement, il lui suffisait de s'accrocher à
quelqu'un ou à quelque chose qui bougeait et faire
descendre les roues au-dessous des bottes. C'était
comme ça qu'elle arrivait à réfléchir le mieux, sans
besoin d'écarter et d'éviter les gens et les différents
engins mobiles pour pouvoir marcher. C'était une
question de poids. C'était vraiment pratique si on ne
devait aller nulle part.
L'unique explication qu'elle avait pour éclaircir les
étranges phénomènes
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des derniers jours était qu'elle
avait des absences. C'est la distance en moi. Absence,
distance, cela allait de soi. La pression au niveau du
thorax était encore là, une espèce de combustion lente
et acide qui rendait presque abrasive sa respiration.
Une enclume immobile pesait au milieu de sa poitrine et
demeurait à la place du cœur qui restait muet là,
quelque part, entre les veines. La colère avait un
goût amer.
Qui lui avait dit que ce genre d'absences dépendait du
réchauffement du mercure dans les poumons ? Ses
paumes avaient repris la couleur sèche du désert et les
sillons qui les traversait étaient rouges et enflammés
comme des nouvelles cicatrices. Ce détail n'échappa pas
à Irana, mais elle était trop abasourdie pour y prêter
attention.
Elle changea de direction en s'accrochant au gouffre
qui allait du côté opposé. Il
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fallait trouver une
personne, la personne avec laquelle en parler. Il lui
fallait des alliées et vite.
" Rien de nouveau sous le soleil " lui dit Zzet en
e-conférence. " Tu te mets dans les situations les plus
à risque et après tu te demandes toujours qu'est ce
qu'il t'arrive. Tu écoutes trop ton cœur, je te l'ai
toujours dit. Il ne faut pas s'égarer dans les
symbolismes ! Fait attention à toi, ma grande. Bon, je
doit te laisser maintenant. J'ai un téléparty avec des
nouvelles I.e.s (Intimes/electro/sorcières) je t'aime
beaucoup".
" Merci Zzet, j'aimerais être là avec toi, tu me
manques ",
" Toi aussi, c'est horrible, ciao ! "
Un jingle guttural interrompra la communication. Zzet
étais sa plus proche alliée depuis longtemps ; par les
vibrocapteurs greffés sous les phalanges, elle sentait
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quand sa sœur était en danger. Son attitude laissait
penser qu'il n'y avait pas de danger à proximité,
finalement. Mais Zzet avait les greffes perturbées
depuis qu'elle était devenue accros au jeu du Kraal. La
vérité restait insaisissable. C'est la distance en moi.
Irana se senti encore plus seule entre les murs de ce
virtualpoint ; la multitude de gens autour d'elle lui
donna la nausée. A l'extérieur, une petite brise
commença alors à se lever, le vent du désert
recommençait à souffler. L'immobilité de béton qui
semblait déjà éternelle se dissout. Elle respira
profondément ce vent tant attendu, puis elle prit un
peu de temps pour découvrir d'où il arrivait. Après
quelques évaluations à l'electroboussole de son bio-port
elle en déduit qu'il provenait de l'est mais elle n'en était
pas complètement sure. Ces gadgets ne servaient pas
à grand chose, mieux lever le doigt mouillé. Vent de l'est,
vent du réveil.
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L'exil qu'elle s'était forgé, jour après jour, rassemblait à
une forteresse, avec de portes souvent fermées à
double tour et des fentes d'où, de temps en temps, on
pouvait regarder dehors, getter un œil sur le reste du
monde. On voyait sans comprendre, la plus part du
temps, et surtout sans pouvoir y toucher. Mes mains
son des cordes. Tu sais les accorder.
Un son de cloche l'averti de l'arrivé de Syl dans la petite
salle ronde aux haut plafonds. Par les verrières filtrait
une lumière de crépuscule qui illuminait le puit en fer
battu situé au milieu de la pièce. La reconstruction
virtuelle de l'ancien Palazzo del Pozzo à Venise était l'un
de ces lieux de rencontres dont régurgitait le réseau.
L'avatar de Syl était une silhouette élégante avec un
riche manteau baroque sur les épaules, une espèce de
racine végétal à la main et une tête d'ange. Depuis
qu'elles
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se donnaient rendez vous dans cette ville
virtuelle les distances avaient pris une dimension plus
intime et derrière son clavier Irana se sentait moins
seule.
Cependant, les codes de politesse que le cadre obligeait lui paressaient parfois grotesques.
-Te voilà, enfin !
-Enfin Irana…Quel fauve t'amène en ces contrées ? Et
pourquoi donc ces habits de mendiant ?
Irana avait oublié que son avatar underground choquait
toujours le goût raffiné des habitants de Venise.
-Milles dragons poursuivis des nuages de plomb, ma
chère Syl.
-Quel accident t'arrive donc mon amie ?
-J'ai changée, Syl. La solitude dans laquelle je me
trouve depuis mon départ du
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secteur B me provoque
des visions, il faut que je te raconte ce que j'ai vu.
-Stop Irana. Tu te laisses importer par tes émotions,
je le sens dans mes vibrocapteurs, tu sais qu'il n'est
pas prudent d'aborder certains sujets en chat….
-Oui, oui, je sais mais c'est vraiment une urgence, je
crois !
-Ok, utilise la MI (Missive Instantanée)
Syl fut étonne à la lecture du MI, sa tête d'ange
pourtant était toujours figé avec la même expression
qu'on avait attribue à son avatar, mais Irana reconnu
l'étonnement dans son écriture.
-On dirait que tu vois loin, ma chère ! Comment te
sens tu ?
-Prisonnière de Gorgo…
-Ça fait un moment, déjà. C'est depuis que je te
connais que tu te plains.
-Alors, disons que je me sens plus prisonnière que
d'habitude.
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-Bon écoute, j'ai une idée, je t'envoie un MI.
Le parchemin contenant le MI s'ouvra :
Je pense qu'il faut que tu vois une personne que je
connais. Son nom en code est Wings. Quand tu peux,
ou mieux quand elle vaudra. Je vais la prévenir mais
c'est
elle qui te trouvera. Vas dans le secteur 5. A
quelques ruelles de la Kathédrale il y a une
petite boutique. Entre et choisit le cristal qui te
convient. Tu sauras ainsi quand elle sera proche de toi.
-C'est infiniment gentil de vouloir venir à mon secours
dans un moment critique, Syl.
Un sourire carré s'ouvrait sur la tête de l'avatar à la
tunique gris-vert.
-C'est toujours un plaisir de te rencontrer dans ces
lointaines contrées Irana. Tu dois m'excuser mais dans
cinq minutes j'ai un e-atelier d'alchimie du rire et je ne
peux pas manquer.
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-Ah, oui. Le temps passe trop vite.. Quand nous
reverrons nous à nouveau ?
Un émoticon avec l'expression inquiète bondit sur les
lignes de la chat.
-Plus tôt que tu ne l'imagines ! Ciao belle mendiante,
ne te contentes jamais des horizon pixelisés !
Ciao Cavaliera des hautes montagnes.
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